Afin de lutter contre le problème de santé publique de la pollution des espaces clos, un décret publié le 13 mai 2011, impose le premier étiquetage en matière de santé environnementale, pour les produits de construction et de décoration. Nous passons en moyenne 70 à 90 % de notre temps dans des espaces clos, en ignorant souvent que cet environnement est également pollué. Notre intérieur contient en effet de nombreux produits nous exposant à des substances irritantes, allergisantes voir cancérogènes. Les peintures, isolants, cloisons, revêtements de sols, vernis, colles, adhésifs émettent des polluants de type formaldéhyde, toluène, styrène, etc., qui présentent des risques pour la santé. Une étude de l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur, menée dans 567 logements français, a montré que pour 9 % d’entre eux, les concentrations de ces polluants étaient élevées. A partir du 1er janvier 2012, chaque consommateur pourra choisir, dans les rayons, les produits induisant le plus faible impact possible sur l’air intérieur de son foyer. L’étiquette indiquera, de manière simple et lisible, le niveau d’émission de polluants volatils. Elle constituera pour le consommateur un nouveau critère de sélection en fonction de son usage : chambre pour les enfants, pièce de vie commune… Une note allant de A+ (très faibles émissions) à C (fortes émissions) et le schéma d’une maison contenant un nuage de polluants, permettront d’identifier rapidement la qualité du produit. « Pour la première fois, une étiquette va permettre d’informer les consommateurs, donc d’orienter leurs achats vers des produits moins nocifs pour la qualité de leur air intérieur. La publication de cet arrêté constitue un signal fort vis à vis des industriels, afin de les inciter à faire évoluer leur production vers une offre plus respectueuse de la santé », précise Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET. Extrait de l’arrêté publié le 13 mai 2011 au journal officiel Seuils limites des concentrations d’exposition (en µg.m-3) et classes correspondantes. Les classes d’émission sont établies sur la base de mesures réalisées après 28 jours en chambre ou en cellule d’essai d’émission, ou avant ce délai si les émissions respectent les exigences de la classe des émissions les plus faibles (A+) Classes A C A+ B Formaldéhyde <60 >120 <10 <120 Acétaldéhyde <300 >400 <200 <400 Toluène <450 >600 <300 <600 Tétrachloroéthylène <350 >500 <250 <500 Xylène <300 >400 <200 <400 1,2,4-Triméthylbenzène <1500 >2000 <1000 <2000 1,4-Dichlorobenzène <90 >120 <60 <120 Éthylbenzène <1000 >1500 <750 <1500 2-Butoxyéthanol <1500 >2000 <1000 <2000 Styrène <350 >500 <250 <500 COVT <1500 >2000 <1000 <2000 Source : www.developpement-durable.gouv.fr